Faut-il adapter les contes pour les enfants ?

Depuis que je me suis penchée sur l’importance des contes pour les enfants, j’ai commencé à lire et relire les contes les plus connus à mes enfants : La petite Poucette, Le petit chaperon rouge, Boucle d’or et les 3 ours, Cendrillon,…

Cependant, en lisant ces contes j’ai dû à plusieurs reprises m’arrêter dans ma lecture pour expliquer à mon fils certains mots qu’il ne connaissait pas. Ainsi lorsque par exemple, Boucle d’or rentre dans la maison des trois ours, elle trouve leurs écuelles. Ce n’est pas un mot que mon fils de 5 ans connaissait. Dans ce cas, cela n’a pas gêné sa compréhension globale de l’histoire.

portrait de famille belette stylisé mère et fille

Cependant lorsque j’ai tenté de lui lire l’histoire des Habits neufs du Grand duc, ça s’est un peu corcé. Non seulement il s’agit d’une époque lointaine où l’on ne s’habille pas comme aujourd’hui, mais en plus le métier de tisserand a quasiment disparu… Je ne suis pas sûre qu’il ait bien compris l’histoire.

C’est ainsi que je me suis posé la question :

Faut-il adapter les contes traditionnels pour les lire à nos enfants ? Si oui, comment bien les adapter pour garder l’essence du conte ?

On voit de partout des livres de contes adaptés avec différents styles et différentes réécritures. Comment s’y retrouver ?

De la tradition orale aux histoires pour enfants

Si à l’origine les contes se transmettaient à l’oral aussi bien aux adultes qu’aux enfants, au fur et à mesure que les contes ont été mis à l’écrit. D’abord par Charles Perrault, suivis par Andersen, les frères Grimm… Dans la tradition populaire, on trouvait de nombreuses versions de chacun des contes classiques, adaptés pour la population, par le conteur, pour le public… Mais suite à leur mise à l’écrit, ils se sont comme figés. Et, ils ont finis au XIXème par ne devenir “que” des histoires pour les enfants sous l’appellation de “contes de fées”.

Mais, il faut bien noter que cette catégorisation regroupe en réalité énormément d’histoires différentes qui n’ont parfois pas grand chose en commun. Ain