Pourquoi je ne montrerai pas “Princesse Kaguya” à mes enfants.

Cet article est la transcription enrichie et développée de la vidéo ci-dessous : Pourquoi je ne montrerai pas “Le conte de Princesse Kaguya” à mes enfants.

J’aime énormément les dessin animés du studio japonais Ghibli et si j’ai vu tous les films de Hayao Miyazaki, je n’ai pas encore regardé tous ceux de Isao Takahata. C’est le réalisateur qui a fait en autre “Le tombeau des Lucioles”, le dessin animé le plus triste du monde, mais absolument magnifique.

Pour rattraper ce manque, j’ai regardé récemment “Le conte de Princesse Kaguya”.

Le dessin animé “Le conte de princesse Kaguya” est une interprétation libre d’un conte du folklore japonais du Xème siècle nommé lui-même “Princesse Kaguya”.

Il s’agit de l’histoire d’un vieux coupeur de bambous qui, un jour, trouve une petite princesse dans une pousse de bambou. Il ramène cette petite princesse chez lui et, sa femme et lui décident de l’adopter. À ce moment, elle se transforme en bébé et grandit très très vite, comme une petite pousse de bambou. Elle se met à rire, à ramper, à marcher puis à courir très rapidement et tout le monde finit par la surnommer “Petit Bambou”.

Ce dessin animé avec un style très particulier est plein de poésie. Ainsi on voit à l’image les traits de crayons et on sent que l’animation a été faite à la main. Je trouve que ça nous permet d’être immergés rapidement dans ce monde onirique basé sur le Japon traditionnel. Les décors en aquarelle sont minimalistes mais figuratifs et sont très beaux. Encore une fois, comme je l’ai mentionné sur mon article sur Princesse Sarah, l’animation est typique des dessins animés japonais où sont montrés des gestes anodins du quotidiens et nous invite à la contemplation. Ces traits de crayons très expressifs permettent de nous plonger entre le rêve et la réalité. On ne sait jamais ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce style graphique qui m’a permis de me plonger entièrement dans l’histoire.

Un sentiment partagé

Et pourtant, à la fin, j’étais partagée et un peu confuse. Et je vous avoue, qu’encore maintenant, je ne sais pas trop si j’ai aimé ou pas…

Pour essayer de mieux comprendre d’où venait ce sentiment, j’ai lu le conte original. Et, en le lisant, j’ai compris…

“Le