Quelle joie ! J’ai enfin 30 ans !

deux garçons qui soufflent des bougies sur un gateau d'anniversaire la famille belette dessin de mfaille personnalisé et stylisé

Je ne me souviens absolument pas de l’anniversaire de mes 20 ans. Je sais que je venais de quitter mon île natale de la Réunion pour commencer mes études d’architecture. Cela ne faisait que 2 mois que les cours avaient commencé et j’en avais déjà marre. Une fois n’est pas coutume, je m’ennuyais profondément ! Ce qu’on m’enseignait ne me passionnait pas du tout et je ne savais pas ce que je faisais là. Et, ce malaise m’a suivi jusqu’à la fin de mes études.

Bref, je n’ai pas aimé avoir 20 ans… ni 21, ni 22, ni 23 d’ailleurs !

À 20 ans, je voulais juste être plus vieille !

Lorsque mon parrain me demanda à 17 ans qu’elle était mon ambition pour ma vie d’adulte, je lui répondis sans avoir besoin de réfléchir :

“Je veux me marier et avoir des enfants.”

enfants qui font la sieste dans les bras de papa et maman, la famille belette dessin stylisé portrait de famille

À 21 ans, alors que j’étais en dilemme profond pour savoir si je devais quitter mes études qui ne me plaisaient pas, j’eus de profonds débats avec mon entourage autour de ce sujet.

Pour la majorité d’entre eux, il fallait absolument que je poursuive mes études pour:
– être indépendante
– avoir un travail et un salaire
– avoir un “filet de secours” au cas où…
– réussir ma vie
– prouver au monde ma valeur
– Bref, toutes ces choses avec lesquelles on nous bassine depuis la plus tendre enfance.

Mais, le débat le plus houleux que j’ai eu, fut lorsqu’un membre de ma famille me dit qu’il fallait que j’ai de l’ambition ! L’ambition de faire de grandes choses, d’être une architecte célèbre, de travailler dans le monde entier, d’ouvrir ma propre agence. La phrase qui me marqua le plus dans cette discussion fut :

Comme tu es intelligente , tu ne pourras pas te contenter de n’être qu’une maman, car cela est insuffisant.

Je le regardais avec des yeux exorbités ! Son discours sur l’ambition était à des lieues de ce dont j’avais envie. Et, j’étais vraiment blessée qu’on considère à ce point la place de mère comme médiocre, comme indigne de ma soi-disant intelligence.

Mais le pire fut lorsqu’il me dit avec une pointe de mépris que ce n’était que mes hormones qui parlaient et que quand j’aurai 30 ans, je comprendrais que ce ne sont que des illusions. Qu’il fallait que je grandisse pour comprendre que seule cette ambition était importante car le monde n’était fait que de conflits.

Je rageais intérieurement qu’on me réponde ainsi, qu’on m’infantilise. Qu’on utilise ma jeunesse pour minimiser mes rêves et mes envies.

Mais, du haut de mes 20 ans, je savais au fond ce que je souhaitais. Je voulais être maman, c’était pour moi la seule ambition qui m’importait, la plus grande chose que je souhaitais “construire”.

Je lui répondis :

Je ne veux pas amasser des millions, je veux avoir une vie simple ! Je veux me marier et avoir des enfants !

10 ans plus tard, je suis convaincue que j’ai perdu des années précieuses à faire des études qui ne m’épanouissaient pas, par manque de soutien, par peur, mais aussi beaucoup par conformisme car avoir des enfants jeune, avant d’avoir un travail “stable”, est très mal vu aujourd’hui.

À 19 ans, j’avais déjà rencontré mon mari, et à 20 ans, j’étais déjà fiancée. Je savais que je voulais avant tout être mère de famille. Et, je l’affirme aujourd’hui, je ne me suis jamais aussi bien sentie à ma place que maintenant, qu’à m’occuper de mes enfants. Ce sont mes enfants qui m’ont permis de découvrir qui j’étais au plus profond de moi-même. Ce sont mes enfants qui m’ont permis de me reconnecter à ma féminité. Et ce sont eux qui me poussent dans mes retranchements pour devenir meilleure.

Finalement, ce sont mes enfants qui me font découvrir chaque jour le vrai sens de l’amour, du don de soi sans attendre quoi que ce soit en retour.

Alors, je suis certaine que, comme je voulais le faire à maintes reprises, j’aurai du me marier à 21 ans et avoir des enfants. Je n’aurai pas eu mon diplôme d’architecture… Et alors ?

J’ai enfin 30 ans et j’ai bien trop de projets pour une seule vie !

Je suis profondément heureuse d’avoir 30 ans, je me sens parfaitement à ma place. Je n’ai plus autant de temps qu’avant, je dois sélectionner mes passions car je ne peux pas tout faire, mais je le vis bien. Je n’ai plus besoin de justifier mes choix, je suis prise au sérieux et respectée, mon mode de vie et mes projets ne sont plus remis en cause par ma famille, ou en tout cas, j’ai maintenant la force d’esprit de ne pas prendre à cœur les avis décourageants. Enfin, j’ai acquis de l’expérience et de l’assurance dans de nombreux domaines, dont la maternité et la parentalité.

Mais, plus important encore, je ne suis pas que maman !

Voici la liste de tout ce que j’aimerai avant de mourir.

La liste est non exhaustive et sera sûrement allongée dans les années à venir !

30 ans

J’aimerai :

  • Avoir au moins un autre enfant
  • Continuer l’instruction en famille pour accompagner mes enfants dans leurs apprentissages et leurs découvertes
  • Accueillir un jeune au pair
  • Illustrer des livres jeunesses bienveillants
  • Écrire au moins un roman (j’ai des carnets remplis d’histoires à raconter)
  • Reprendre la série de bande-dessinées “Coup de théâtre”
  • Illustrer d’autres bande-dessinées : au cours des dernières années, plusieurs scénaristes m’ont abordé avec des histoires extraordinaires !
  • Me former à l’écoute active et à la communication non violente
  • Apprendre à reconnaitre les champignons
  • Coudre toute ma garde-robe, celle de mes enfants et de mon mari
  • Faire de la permaculture, avoir des poules et un âne
  • Ouvrir une école démocratique
  • Faire du woofing au Japon avec ma famille
  • Faire le tour de France en camping-car pour voir la famille et les amis que je n’ai pas la joie de voir souvent
  • Compléter ma formation pour accompagner les jeunes dans la découverte de la sexualité
  • Me former pour devenir conseillère conjugale

L’avenir nous dira ceux qui seront réalisés !

Et vous, avez-vous plus de projets que de temps dans une vie ?

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5 thoughts on “Quelle joie ! J’ai enfin 30 ans !

  1. Quel joli témoignage! C’est très touchant, Aurélie. Merci! Bravo pour le parcours parcouru. La vie nous le dit bien souvent, mais ton message est comme un rappel: avoir confiance, écouter cette petite vois intérieure, ne jamais douter de notre capacité unique, de notre force créatrice et de notre prédisposition à faire de notre vie notre chef d’œuvre personnel! A bientôt sur le chemin avec joie 🙂

  2. La trentaine est généralement la meilleure dizaine sur presque tous les plans. Il faut donc en profiter dès aujourd’hui et savourer chaque instant.

  3. Salut Aurélie, que de projets magnifiques qui prouvent que tu es épanouie et bien à ta place dans la vie que tu as choisie aujourd’hui. Je te souhaite de continuer à être Heureuse et contagieuse auprès de tes enfants et de tous les autres 😉

  4. Aurelie merci pour cet article. Choisir par intelligence de l’âme (et du cerveau qui sait écouter l’âme) une vie en conformité avec ses profondes aspirations est la plus grande marque de courage. A 30 ans! Bravo! J’ai souvenir que pour mes 30 ans j’avais acheté la maison de mes rêves, avait le boulot de mes rêves et un enfant. Aujourd’hui à 38, mes rêves ont évolué, j’ai vendu la maison, réajusté l’investissement démesuré dans le travail et ai 3 merveilleux enfants. Et aussi la sensation de vivre plusieurs vies en une!

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